Mon installation Archlinux

Suivez ce guide à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de perte de données de matériels, de guerre nucléaire ou de perte de virginité. Vous voilà prévenus.

De tous les OS que j'ai pu tester, à savoir: eh bien, GNU/Linux est clairement le meilleur : mis-à-jour hyper fréquentes, communauté extrêmement large, très bonne documentation, etc.
J'ai testé plusieurs distributions Linux, et celle qui me plaît le plus est Arch Linux. Considérée comme "élitiste" par de nombreux utilisateurs Linux (non sans raison),
elle nécessite en effet une certaine habitude des environnements Linux, ne serait-ce que pour son installation. Cependant, sa modularité n'est concurencée que par une autre très bonne distribution, Gentoo,
et sa propreté (le système de PKGBUILD est juste génialement simple) ainsi que la rapidité incroyable de pacman comparée à aptitude ou dnf (resp. les gestionnaires de paquets sur Ubuntu/Debian et Fedora) font d'elle une distribution de premier choix.

Vu que son installation se fait exclusivement en ligne de commande, je vous propose mon installation Arch, utilisée sur un PC à base de Ryzen 7 1700 et une autre adaptée pour un HP ProBook 6460b.

Commençons par les bases: je fais bien attention à démarer en mode EFI lorsque c'est possible sur l'ordinateur.
Lorsque Arch a fini de charger, je tape lqdkeys fr (pour loadkeys fr) car par défaut, le LiveUSB est en QWERTY.
Ensuite, un fdisk -l m'indique quelles sont les partitions actuellement présentes.
Par exemple, sur une installation Linux déjà existante, j'ai :
# fdisk -l
Disque /dev/sdb : 931,53 GiB, 1000204886016 octets, 1953525168 secteurs
Modèle de disque : Samsung SSD 850 
Unités : secteur de 1 × 512 = 512 octets
Taille de secteur (logique / physique) : 512 octets / 512 octets
taille d'E/S (minimale / optimale) : 512 octets / 512 octets
Type d'étiquette de disque : gpt
Identifiant de disque : 42857C39-1C66-4B3C-9606-9BCAAD03C70C

Périphérique   Début        Fin   Secteurs Taille Type
/dev/sdb1     multilib  2048    1026047    1024000   500M Système EFI
/dev/sdb2    1026048    2050047    1024000   500M Système de fichiers Linux
/dev/sdb3    2050048 1851123711 1849073664 881,7G Système de fichiers Linux

Je pars du principe que je vais tout supprimer pour recommencer de 0.
Ainsi, je lance parted /dev/sdb.
ATTENTION: La commande qui suit détruit TOUT le contenu du disque. Soyez sûrs d'avoir une sauvegarde des données.
J'execute mklabel gpt. (si vous êtes sur un système non-EFI, utilisez mklabel msdos)
Je peux désormais créer des partitions:
NB: le système de fichiers indiqué dans parted n'est pas très important en réalité
NB²: j'ai énormément de RAM (64 Go) sur le PC Ryzen, donc je n'ai pas fait de partition de swap

On active le flag "esp" sur la partiton EFI: set 1 esp on
On quite parted avec CTRL + D

On refait un fdisk -l pour être sur du nom des partitions, et on y va.

Comme j'utilise un SSD, je vais faire une partition F2FS. J'ai besoin de f2fs-tools pour la créer.
J'éxecute : pacman -Sy f2fs-tools

Maintenant, je formatte ces partitions : (attention, mes identifiants de partitions ne sont pas forcément les mêmes)
On peut désormais monter les partitions:
Ensuite, on installe la majorité des paquets:
pacstrap /mnt base base-devel linux linux-headers linux-firmware grub efibootmgr networkmanager pacman-contrib

Selon le gestionnaire de bureau que vous voulez, vous pouvez aussi installer: De plus, si vous utiliez un processeur… Il suffit d'ajouter ces noms de paquets à la fin de la ligne de commande pacstrap …. Si vous les avez oubliés, pas de panique, vous pouvez en relancer une avec uniquement ces paquets.

J'utilise quasi-exclusivement KDE/Plasma pour mes ordinateurs, donc je ne peux pas trop vous guider pour les autres bureaux. XFCE est utilisé sur les vieux PC (antérieurs à 2010 environ).

Une fois que cela est fait, il nous faut générer la table de partition:
genfstab -U /mnt >> /mnt/etc/fstab
L'option -U permet de spécifier que l'on veut des UUID dans fstab et pas les noms des devices. Cela évite des problème au cas où vous brancheriez un disque dur supplémentaire dans le futur.
Je vous recommande fortement d'éditer /mnt/etc/fstab, avec nano par exemple (si vous n'êtes pas trop à l'aide avec vim), pour ajouter noatime dans les options, comme ceci:
nano /mnt/etc/fstab.
Et modifier UUID=2bee4591-2c0a-4a65-8dea-6215e07aee33   /       f2fs    rw,relatime 0 0 par … rw,relatime,noatime 0 0.
Cela réduit le nombre de lectures/écritures sur le SSD en ne sauvegardant pas les moments d'accès des fichiers, augmentant ainsi la durée de vie du SSD.
Si vous utilisez des programmes qui ont besoin du moment d'accès, remplacez noatime par lazytime, ce qui réduira le nombre d'entrées/sorties (comme noatime), mais ne réduira pas le nombre d'octets écrits au final.

Vous pouvez maintenant "chrooter" sur votre nouvelle installation : arch-chroot /mnt
Vous voilà à l'intérieur de /mnt.
Nous allons maintenant modifer quelques fichiers…

La localisation premièrement:
Et voilà.
Ensuite, on définit un hostname (nom de l'ordinateur sur le réseau) : echo "mon_super_pc_arch" > /etc/hostname.

On va modifier quelques options dans le fichier /etc/pacman.conf (utilisez votre éditeur préféré pour le modifier)
Remplacez : #Color par Color, idem pour TotalDownload. Ajoutez également ILoveCandy après TotalDownload. Il s'agit d'un easter-egg qui remplace la barre de progression des téléchargements par un petit Pacman
Enfin, allez à la fin du fichier, et décommentez [multilib]. Vous obtenez alors:
[multilib]
Include = /etc/pacman.d/mirrorlist

Vous pouvez également ajouter mon repo perso. :
[aviallon]
Server = https://mirror.lesviallon.fr/$repo/$arch

Ainsi, vous aurez-quelques paquets déjà compilés de l'AUR, et quelques autres paquets personnels.

Cela vous sera utile si vous utilisez Wine par exemple.
Nous allons également modifier /etc/mkinitcpio.conf (NB: mkinitpcio sera remplacé dans un futur relativement proche par dracut, donc renseignez-vous si des changements ont eu lieu)
Notamment, nous allons décommenter #COMPRESSION="lz4" (enlever le #). En effet, la compression lz4 permet des temps de démarrage plus courts, et une génération de l'initramfs plus courte également lors des mises-à-jour de linux ou de modules du noyau.
Aussi, si vous utilisez une carte graphique…
Ensuite, il faut regénérer l'initramfs, donc on éxecute: mkinitcpio -p linux.

Il ne faut pas oublier de changer le mot de passe root ! Je vous conseille d'opter pour un mot de passe identique à taper entre clavier QWERTY et AZERTY pour vous éviter quelques problèmes…
Pour ce faire, tapez simplement : passwd root.
Entrez alors le nouveau mot de passe, 2 fois.
NB: le mot de passe ne s'affiche pas, et c'est normal, cela évite à quelqu'un qui vous observe de connaître le nombre de caractères du mot de passe

Créez aussi un utilisateur tant qu'on y est:
Nous allons modifier /etc/sudoers pour que les utilisateurs du groupe wheel soient admin, modifiez:
## Uncomment to allow members of group wheel to execute any command
# %wheel ALL=(ALL) ALL

en:
## Uncomment to allow members of group wheel to execute any command
%wheel ALL=(ALL) ALL

ATTENTION: toute erreur dans ce fichier peut causer des problèmes au démarrage - que l'on peut corriger grâce à un LiveUSB

Nous allons installer grub maintenant:
Nous allons maintenant activer quelques services via systemctl: et voilà, vous pouvez sortir du chroot en tapant exit ou CTRL + D, et redémarrer.
Si l'installation de grub n'avait pas marchée dans le chroot, tapez grub-install /dev/sdb hors du chroot.

Désormais, tapez reboot, et enlevez votre clé USB dès que le système s'est éteint. Si vous rencontrez un problème, n'hésitez pas à aller sur la documentation archlinux qui est extrêmement complète.

Je modifierais au fur et à mesure cet article pour ajouter des détails, notamment ce qui arrive après le premier boot

Bonne journée, et bonne découverte

PS: I use Arch BTW


Par aviallon, le 30/03/20 à 16:02:26. Modifié le 01/04/20 à 15:10:53 par aviallon

Commentaires

Écrit le 31/08/20 à 14:35:59